Core Gaming : avis sur le studio HTML5 de Flutter et ses casinos en ligne
Points clés à propos du fournisseur de jeu Core Gaming
- Studio : Core Gaming est un atelier britannique de jeux de casino en HTML5 installé à Solihull, dans les West Midlands, dont la société CORE GAMING LIMITED (n° 07168306) porte ce nom depuis le 14 avril 2011.
- Propriétaire : racheté par Sky Betting & Gaming le 10 juin 2016, passé à The Stars Group en 2018 puis à Flutter Entertainment en 2020, il est intégré depuis 2023 à Flutter Studios aux côtés de Cayetano Gaming et de Stars Studios.
- Exclusivité : depuis 2023, le studio produit uniquement pour les marques casino du groupe Flutter ; ses jeux ne sont plus vendus à des opérateurs extérieurs.
- Licence : la licence UKGC de logiciel de jeu à distance 040618-R-320670-008 a couru du 25 mars 2015 au 23 décembre 2025 et a été rendue ; aucune licence active ne subsiste au nom du studio.
- Couverture réglementaire : les jeux sont désormais couverts par les licences d'exploitation des opérateurs qui les hébergent, dont Bonne Terre Gaming Limited (UKGC 065519-R-339675-003, active depuis le 18 novembre 2024) pour les enseignes Sky.
- Alderney : au 16 octobre 2026, la liste des titulaires de l'AGCC ne mentionne ni Core Gaming ni Bonne Terre ; la mention « régulé par l'AGCC » des annuaires est périmée.
- Portefeuille : aucune liste officielle ; 15 titres documentés au 16 octobre 2026, dont Beehive Bedlam Reactors, Colossus Fracpot, Evel Knievel, Scratch 4, Pharaoh's Wild, Cashzuma, Golden Odyssey et Password.
- Catégories : machines à sous vidéo, dont un jackpot progressif, roulette 3D (2014), carte à gratter (Scratch 4) et courses virtuelles à la demande développées avec SIS (2015).
- Finances 2025 : chiffre d'affaires de 1,25 million de livres, perte de 4,3 millions, situation nette négative de 10,8 millions ; personnel refacturé par le groupe et lettre de soutien de Flutter Entertainment plc.
- Démos et casinos : le site officiel core-gaming.info tient sur une seule page sans liste de jeux ni démo ; sur Kynox, le filtre CASINO liste les casinos en ligne régulés dans votre juridiction (3 opérateurs au 16 octobre 2026 hors de France) et le filtre JEUX regroupe les démos jouables.z.
Core Gaming : studio HTML5 de Solihull et casinos en ligne qui hébergent ses jeux
Core Gaming est un atelier britannique de jeux de casino en HTML5, installé à Solihull dans les West Midlands, racheté par Sky Betting & Gaming le 10 juin 2016 et rangé depuis 2023 dans Flutter Studios, la division de création interne du groupe Flutter Entertainment. Son histoire commence pourtant loin des grands groupes : fin 2013, ce petit studio se fait un nom en portant sur mobile les premiers titres du créateur sydnéen de Lucky Streak et de Gold, avant de signer en février 2014 une roulette en 3D pour la marque casino de Sky. Dix ans plus tard, le site officiel tient sur une seule page, la licence britannique a été rendue le 23 décembre 2025 et les jeux ne circulent plus que dans l'enceinte des marques du groupe. Voilà une fiche qui raconte moins un éditeur qu'une absorption réussie.
Le bouton CASINO en haut de page liste les casinos en ligne régulés dans votre juridiction qui proposent les jeux Core Gaming, et le bouton JEUX regroupe les titres jouables en démonstration sur Kynox, puisque le site officiel n'en héberge aucune. Au 16 octobre 2026, le filtre CASINO affichait trois opérateurs depuis une adresse hors de France. Si le filtre revient vide chez vous, c'est qu'aucun casino en ligne accessible depuis votre pays ne propose cet éditeur : il n'existe ni liste cachée ni accès à demander.
Où jouer aux jeux Core Gaming sur un casino en ligne régulé ?
La réponse tient en deux boutons et une mise en garde. Le filtre CASINO ne retient que des opérateurs titulaires d'une licence valable là où vous vous connectez, car Kynox géolocalise ses résultats sur ses trois domaines. Pour un lecteur situé en France, l'affichage restera vide : l'Autorité nationale des jeux n'autorise pas les casinos en ligne, et aucun des opérateurs qui diffusent Core Gaming ne figure sur la liste des sites agréés publiée par anj.fr. Je préfère l'écrire noir sur blanc plutôt que de laisser croire à une porte dérobée.
Le filtre JEUX répond à une autre frustration. Core Gaming ne publie aucune démo sur son site, ne liste même pas ses titres, et la rubrique d'essai gratuit de Kynox Casino devient le seul endroit où l'on peut juger le travail du studio sans ouvrir de compte. Les machines à sous y sont majoritaires, ce qui correspond au cœur de la production de Solihull, et vous pouvez comparer ces rouleaux britanniques à lancer en argent fictif avec ceux de dizaines d'autres éditeurs.
Un détail de contexte compte pour les joueurs britanniques, qui restent le premier public de ce studio. Depuis l'interdiction entrée en vigueur le 14 avril 2020, annoncée par la Gambling Commission le 14 janvier de la même année, les opérateurs de Grande-Bretagne ne peuvent plus accepter les cartes de crédit, et les cartes de débit imposées aux joueurs britanniques depuis avril 2020 sont devenues le mode de dépôt par défaut sur les sites qui hébergent Core Gaming.
Un site officiel réduit à une seule page
J'ai l'habitude d'éplucher des sites d'éditeurs bavards, avec des fiches de jeu, des communiqués, des roadmaps. Ici, rien de tout cela. Le domaine core-gaming.info sert une application React d'une seule page, dont la description meta se résume à trois mots, « Part of FlutterStudios ». Au 16 octobre 2026, la page affiche deux logos (Flutter Studios et CORE Gaming), une vidéo d'une minute et dix secondes, deux paragraphes de présentation, un bloc « Check us out! » avec des liens vers LinkedIn et Glassdoor, et une adresse postale. Le copyright indique « 2026 CoreGaming - Flutter Studios - Flutter Entertainment Plc ».
| Élément relevé le 16/10/2026 | Constat |
|---|
| Pages réelles | Une seule, toute URL (sitemap.xml, robots.txt, /coregaming/homebefore) renvoie la même application |
| Liste de jeux | Absente |
| Démos | Absentes |
| Adresse e-mail | Absente, aucun formulaire de contact |
| Adresse postale | Radcliffe House 3rd Floor East, Blenheim Court, Lode Lane, Solihull, West Midlands B91 2AA |
| Mentions légales | Une fenêtre « Cookie Policy » signée CORE Gaming LTD qui parle encore du site coregaming.co.uk |
| Ancien domaine | www.coregaming.co.uk pointe en CNAME vers www.core-gaming.info |
| Réseaux | LinkedIn (core-gaming-limited) et Glassdoor |
Le texte de présentation vaut d'être cité pour sa prudence : Core Gaming s'y décrit comme un « développeur de premier plan de jeux HTML5 » conçus pour offrir la meilleure expérience possible sur ordinateur et sur les appareils mobiles les plus répandus, grâce à un cadre de développement HTML5 « efficace, flexible et adaptable ». Pas un mot sur le casino, pas un chiffre, pas un nom de jeu. Deux coquilles subsistent dans l'adresse, « Blenhiem » pour Blenheim et « United Kindgom » pour United Kingdom, ce qui en dit long sur la fréquence des relectures. Le bouton du code postal ouvre une carte Google centrée sur « Core Gaming Ltd » à Solihull, datée d'une intégration de juin 2023.
Fiche d'identité de Core Gaming
Derrière la marque se trouve CORE GAMING LIMITED, société privée à responsabilité limitée immatriculée en Angleterre et au pays de Galles sous le numéro 07168306. Le registre des sociétés, consulté le 16 octobre 2026, livre une chronologie bien plus précise que n'importe quel annuaire.
| Date | Événement relevé au registre Companies House |
|---|
| 24/02/2010 | Constitution sous le nom NOTTS FLORIST LIMITED, siège à Nottingham |
| 14/04/2011 | Changement de nom en CORE GAMING LIMITED |
| 01/08/2011 | Émission de capital (100 GBP) et arrivée de Justin Douglas Chamberlain comme administrateur |
| 23/05/2012 | Siège transféré de Nottingham vers Cardiff (Cardiff Gate Business Park) |
| 06/06/2016 | Prise de contrôle par Cyan Blue Core Limited, véhicule de Sky Betting & Gaming, siège déplacé à Leeds |
| 04/10/2019 | Cyan Bidco Limited (n° 9136332) devient l'actionnaire de contrôle |
| 21/06/2023 | Siège transféré à One Chamberlain Square CS, Birmingham B3 3AX |
| 31/08/2025 | Rebecca Jane Sturgeon nommée administratrice, Stephen Birch démissionne |
| 29/09/2026 | Dépôt des comptes rectifiés de l'exercice clos le 31/12/2025 |
Le code d'activité déclaré est le 62020, conseil en technologies de l'information, un classement administratif qui ne dit rien du casino. Les administrateurs en poste au 16 octobre 2026 sont Ian David Fraser Proctor, présent depuis le rachat de 2016, et Rebecca Jane Sturgeon, avec Christina King comme secrétaire. Le registre précise qu'aucun administrateur ne détient de participation dans la société et que leurs fonctions sont « accessoires » à leur emploi chez Flutter Entertainment plc.
Une naissance à Nottingham et un investisseur gallois
L'histoire juridique mérite une lecture attentive. La coquille de 2010 est une société fleuriste de Nottingham, reprise et renommée en avril 2011 : c'est cette date que je retiens comme point de départ documenté, faute de source primaire pour le « 2007 » que répètent certains annuaires. Le premier administrateur, Stephen John Murray, apparaît dès la constitution selon la liste des dirigeants, démissionne en juin 2012, revient en septembre 2012 et quitte le conseil le jour du rachat par Sky, le 6 juin 2016. La presse spécialisée le décrit alors comme l'investisseur principal qui sort du capital. Le siège de Cardiff entre 2012 et 2016 correspond à son adresse de correspondance, tandis que Justin Chamberlain, le dirigeant opérationnel, est domicilié dans le Warwickshire, à vingt minutes de Solihull.
Solihull : l'adresse qui compte
Le siège social a beau se trouver à Birmingham depuis juin 2023, dans les bureaux du groupe à One Chamberlain Square, l'équipe travaille à Solihull. C'est l'adresse qu'affiche le site officiel, c'est celle que porte le registre de la Gambling Commission, et c'est celle que Flutter International indique sur sa page carrières consacrée à Flutter Studios. Cette dissociation entre siège juridique et adresse opérationnelle est courante dans les groupes cotés, mais elle vaut d'être notée quand on compare avec d'autres studios anglais qui gardent une adresse propre, comme le réseau britannique installé dans l'Essex, la maison londonienne du Slingo ou le studio de ma fiche 4ThePlayer.
De studio indépendant à atelier maison de Flutter
2013-2016 : les années où Core Gaming vendait son HTML5 à tout le monde
Le 10 décembre 2013, InterGame annonce un accord entre Core Gaming, présenté comme développeur de jeux de casino HTML5 pour tablettes, et un studio australien alors débutant. Justin Chamberlain, cité comme CEO, explique que Lucky Streak et Gold « engagent des joueurs dans le monde entier » et que ces jeux ont « des identités fortes ». Core apporte la version mobile ; l'Australien apporte les mécaniques. C'est le modèle B2B originel du studio : un prestataire technique qui convertit et optimise.
Deux mois plus tard, le 11 février 2014, Core signe avec Sky une suite de jeux de table, à commencer par une roulette « mobile first » dotée d'une roue 3D entièrement rendue et d'un moteur physique maison pour simuler la chute de la bille. Mark Rehorst-Smith, alors directeur de la création, parle d'une des premières livraisons « réellement multicanales ». Dans un secteur où les ateliers qui codent des roulettes en HTML5 se comptaient encore sur les doigts d'une main, cette commande donne au studio sa première vitrine grand public, et vous pouvez aujourd'hui comparer le résultat avec d'autres tables de roulette RNG à tester gratuitement.
Fin 2015, le studio élargit le spectre. Le 16 décembre 2015, un partenariat de développement avec SIS, fournisseur britannique de contenus de paris, débouche sur une gamme de courses virtuelles à la demande (chevaux, lévriers, cyclisme) lancée la semaine précédente sur la marque casino de Sky. Marc Thomas, chez SIS, y voit un « produit de croisement » entre pari sportif et mécanique de casino, de quoi placer Core parmi les rares fournisseurs de courses virtuelles à la demande issus du casino plutôt que du pari.
Puis vient le terrestre. À l'occasion du salon ICE de Londres en février 2016, Storm Gaming Technology, fabricant britannique de bornes pour pubs et clubs, étend son contrat de fourniture pour transposer Colossus Fracpot, Reel Force Five et Evel Knievel sur ses machines physiques, avec un Fracpot Warrior produit pour un grand bookmaker. Richard Sheldon, patron de Storm, parle d'un contenu « au succès commercial prouvé ». Cette logique omnicanale, du mobile vers la borne, est l'inverse du parcours habituel : d'ordinaire, ce sont des acteurs comme le spécialiste britannique des terminaux de boutique ou le voisin britannique détenu par le groupe Gauselmann qui descendent de la salle vers l'écran.
10 juin 2016 : le rachat par Sky Betting & Gaming
Le 10 juin 2016, Sky Betting & Gaming, basé à Leeds, annonce l'acquisition de Core Gaming, rapportée le jour même par SBC News, déjà fournisseur clé de ses jeux mobiles. Conor Grant, directeur des jeux du groupe, résume l'opération d'une phrase : Core « a été un élément clé de notre succès dans le casino mobile ». Le montant n'est pas communiqué. Justin Chamberlain reste directeur général, l'investisseur Steve Murray sort, et le cabinet Orbis Partners de Birmingham conseille la vente. Le registre confirme la mécanique : nouveaux statuts adoptés le 14 juin, Cyan Blue Core Limited déclarée actionnaire à plus de 75 % à compter du 6 juin, siège transféré à Wellington Place à Leeds.
Ce rachat ne ferme pas tout de suite les portes. Le 7 juillet 2016, Core signe avec un groupe britannique de casinos terrestres et en ligne pour neuf titres, dont Beehive Bedlam Reactors, Colossus Fracpot et Scratch 4. Le 2 mai 2017, un casino en ligne maltais indépendant met en ligne Beehive Bedlam et Pharaoh's Wild, Frank Hutchinson, directeur des opérations, promettant « l'intégralité du pipeline » de machines à sous HTML5. Le 26 septembre 2017, Bede Gaming ajoute les titres Core à sa plateforme PLAY, aux côtés d'IGT, Novomatic et Scientific Games. Puis la presse se tait. Justin Chamberlain quitte le conseil d'administration le 10 mai 2018.
2018-2020 : Stars Group puis Flutter
Le reste de l'histoire se lit dans les comptes de la maison mère. CVC Capital Partners avait acquis environ 80 % de Sky Betting & Gaming en 2015 pour 600 millions de livres, Sky conservant 20 %. En 2018, CVC et Sky revendent l'ensemble à The Stars Group pour 3,4 milliards de livres, et le registre enregistre le 29 janvier 2019 l'arrivée de Rafael Ashkenazi, alors directeur général de Stars, au conseil de Core Gaming. En 2020, Flutter Entertainment absorbe The Stars Group. Chaque étape laisse sa trace dans la liste des administrateurs : Guy Templer en 2019, Conor Grant en 2020, Ian Brown nommé « Chief Executive Officer » de Core le 17 novembre 2022, Stephen Birch de 2020 à 2025. Un studio de Solihull administré depuis Leeds, Toronto puis Dublin : la géographie du capital raconte tout.
2023 : la création de Flutter Studios
Flutter International présente Flutter Studios comme sa « branche créative », établie en 2023, qui réunit trois studios internes et développe du contenu casino « exclusivement pour les marques casino de Flutter dans le monde ». Les trois ateliers sont Core Gaming à Solihull, Cayetano Gaming à Sofia, fondé en 2009 avec plus de 200 jeux au compteur, et Stars Studios à Toronto. Pour Core, la page cite trois titres : Cashzuma, Golden Odyssey et Password. Le mot « exclusivement » change la nature du studio. Entre 2013 et 2017, Core vendait à qui voulait ; depuis 2023, il produit pour un seul client, son propriétaire. Le parcours ressemble à celui de l'atelier britannique racheté par Evolution en 2019, à la différence que celui-ci continue de vendre à l'extérieur.
Les jeux Core Gaming : que sait-on vraiment du portefeuille ?
Aucune liste officielle n'existe. Ni le site, ni Flutter, ni les comptes annuels ne donnent de nombre de titres. Des annuaires de démos tiers affichent entre 60 et 80 jeux attribués à Core Gaming, mais ces inventaires mélangent portages, versions régionales et titres de marque blanche, et je ne les reprends pas. Ce que je peux documenter, ce sont les jeux cités nommément par des sources primaires ou par la presse professionnelle.
| Titre | Catégorie | Source et date |
|---|
| Lucky Streak et Gold (versions mobiles) | Machines à sous, portage HTML5 | InterGame, 10/12/2013 |
| Roulette (suite de jeux de table pour Sky) | Roulette | InterGame, 11/02/2014 |
| Beehive Bedlam Reactors | Machine à sous à jackpot progressif | InterGame, 16/09/2015 |
| Courses virtuelles (chevaux, lévriers, cyclisme) | Sport virtuel | InterGame, 16/12/2015 |
| Colossus Fracpot, Reel Force Five, Evel Knievel, Fracpot Warrior | Machines à sous (transposées sur bornes) | InterGame, ICE 2016 |
| Scratch 4 | Carte à gratter | InterGame, 07/07/2016 |
| Pharaoh's Wild | Machine à sous | iGaming Business, 02/05/2017 |
| Cashzuma, Golden Odyssey, Password | Machines à sous | Flutter International, page Flutter Studios, consultée le 16/10/2026 |
Quinze titres identifiés en treize ans, pour un studio qui a existé presque uniquement à travers les lobbies d'un seul groupe. Le contraste avec les studios qui publient chaque sortie est saisissant, et c'est précisément pour cela que mon annuaire des studios rangés par origine et par type de jeu accole une date à chaque chiffre.
Quatre catégories et une signature
Les machines à sous dominent. Le studio privilégie des grilles vidéo à fonctionnalités conçues d'abord pour l'écran tactile, ce qui le range parmi les concepteurs de vidéo slots pensés pour le tactile plutôt que parmi les héritiers des salles. La roulette de 2014 et la promesse de « plus de jeux de table dans les mois suivants » forment la deuxième famille. Scratch 4 ouvre la troisième, celle des ateliers du grattage instantané sur écran. Les courses virtuelles de 2015, enfin, restent une curiosité : peu de studios de casino se sont risqués à la simulation de course à la demande.
Si l'on cherche une signature, elle est culturelle plus que mécanique. Evel Knievel, Beehive Bedlam, Carry on Camping chez les annuaires tiers : Core puise dans la télévision et la culture populaire britanniques. C'est un studio qui parle à un public précis, celui des joueurs du Royaume-Uni, et qui n'a jamais eu besoin de séduire ailleurs. À l'opposé, une marque britannique historique des machines de salle a bâti sa réputation sur des mécaniques transposées, pas sur des licences télévisées.
Beehive Bedlam Reactors : le cas d'école
Lancé le 16 septembre 2015 sur la marque casino de Sky, Beehive Bedlam Reactors est le septième jeu d'un contrat de vingt titres entre Core et son futur acquéreur. Il adapte Beehive Bedlam, jeu social qui a tourné pendant plus de dix ans sur la plateforme de télévision interactive Sky Games. Exclusif pendant six mois, jusqu'en février 2016, il devait ensuite rejoindre la plateforme de distribution qui a pris le relais après l'exclusivité ainsi que GECO. La fiche technique de l'époque annonce des gains jusqu'à 250 000 livres et une cagnotte progressive qui peut dépasser ce plafond, ce qui classe le studio parmi les studios qui greffent une cagnotte progressive sur leurs grilles. Justin Chamberlain le décrit comme « un jeu amusant et coloré » qui « offre un bon retour aux joueurs ». Tout Core Gaming est là : une marque télé maison, un public britannique, une exclusivité pour l'opérateur de la famille.
Licences et conformité : où en est Core Gaming en 2026 ?
Une licence UKGC rendue le 23 décembre 2025
Le registre public de la Gambling Commission, consulté le 16 octobre 2026, conserve la fiche de CORE Gaming Limited sous le numéro de compte 40618, avec l'adresse de Solihull. La licence de logiciel de jeu à distance (« Gambling Software, Remote »), numéro 040618-R-320670-008, a couru du 25 mars 2015 au 23 décembre 2025 et porte le statut « Surrendered », rendue. Aucune action réglementaire n'est inscrite, aucun nom commercial ni domaine n'est rattaché. Dix ans et neuf mois de licence propre, puis une restitution volontaire.
Rendre une licence n'est pas fermer boutique, et c'est là que la lecture devient intéressante. Le copyright 2026 du site, les comptes déposés en septembre 2026 et la page Flutter Studios montrent un studio actif. Ce qui a changé, c'est la chaîne de responsabilité : un atelier qui produit « exclusivement » pour les marques de son groupe n'a plus besoin d'une licence de fournisseur, puisque ce sont les licences d'exploitation des opérateurs qui couvrent la mise en ligne. La situation diffère de celle d'un confrère britannique passé en page d'archives, dont l'activité s'est bel et bien arrêtée.
Les licences qui portent les jeux aujourd'hui
Sur le marché britannique, les cinq enseignes de jeu de la marque Sky qui hébergent Core Gaming sont désormais exploitées par Bonne Terre Gaming Limited, société de Gibraltar inscrite sous le compte 65519, titulaire d'une licence de casino et de bingo à distance ative depuis le 18 novembre 2024 (numéro 065519-R-339675-003). L'ancienne société d'exploitation, Bonne Terre Limited de Leeds, a rendu ses propres licences le 31 octobre 2025, deux mois avant Core. On lit là une réorganisation d'ensemble des entités britanniques du groupe, pas un désengagement.
Hors du Royaume-Uni, tout dépend de la licence de l'opérateur qui vous accueille. Les autres marques de Flutter en Europe relèvent de leurs régulateurs nationaux respectifs, et c'est précisément ce que vérifie le filtre CASINO : la licence de l'opérateur dans votre juridiction, pas celle, désormais inexistante, du studio.
Le cas de l'Alderney
Plusieurs sites tiers affirment encore que les jeux Core Gaming sont « régulés par la UK Gambling Commission et la commission d'Aurigny ». Au 16 octobre 2026, la liste des titulaires de licence eGambling publiée par l'Alderney Gambling Control Commission ne mentionne ni Core Gaming ni Bonne Terre. L'affirmation reposait sur l'ancien rattachement de la marque casino de Sky à Aurigny ; elle ne correspond plus aux registres. Je m'en tiens aux registres.
Chiffres 2025 : ce que disent les comptes
Les comptes rectifiés de l'exercice clos le 31 décembre 2025, signés par Ian Proctor le 27 août 2026 et audités par KPMG Dublin le 4 septembre 2026, sont la source la plus franche sur l'état du studio. L'activité déclarée est « le développement et l'intégration de jeux d'argent sur le marché du jeu en ligne et mobile », sans changement significatif sur la période.
| Indicateur (en milliers de livres) | 2025 | 2024 |
|---|
| Chiffre d'affaires | 1 252 | 1 784 |
| Charges d'exploitation | 4 640 | 3 608 |
| dont coûts de personnel refacturés par le groupe | 3 120 | 2 641 |
| Résultat d'exploitation | (3 388) | (1 831) |
| Perte après impôt | (4 302) | (2 357) |
| Situation nette | (10 836) | (6 534) |
Trois lectures s'imposent. D'abord, le chiffre d'affaires provient « de sociétés liées du groupe, principalement au Royaume-Uni et en Irlande » : Core ne facture plus personne d'autre que Flutter, ce qui confirme l'exclusivité annoncée. Ensuite, le studio n'a pas de masse salariale propre : les 3,12 millions de livres de personnel sont refacturés par d'autres sociétés du groupe, et aucun administrateur n'est rémunéré par Core. Enfin, la continuité d'exploitation repose sur une lettre de soutien financier de Flutter Entertainment plc, qui s'engage à couvrir les besoins pendant au moins douze mois. Un studio qui perd 4,3 millions pour 1,25 million de revenus n'est pas une entreprise au sens habituel : c'est un centre de coûts dont le groupe accepte la facture pour garder des jeux exclusifs. Les comptes signalent aussi, en note, que Flutter a retiré ses actions de la Bourse de Londres le 3 août 2026 pour concentrer sa cotation à New York.
Core Gaming n'est pas Core Gaming
Une précision s'impose pour qui cherche l'éditeur sur un moteur de recherche. Une société américaine homonyme, Core Gaming, Inc., basée à Miami, développe des jeux mobiles « casual » assistés par intelligence artificielle, revendique plus de 2 000 jeux et 600 millions de téléchargements, et a signé un accord de fusion avec Siyata Mobile, cotée au Nasdaq, comme l'a relayé Nasdaq. Elle n'a aucun lien avec le studio de Solihull, ne produit pas de jeux d'argent et n'apparaît sur aucun casino en ligne. Les deux noms se confondent dans les résultats de recherche depuis 2025, d'où cette mise au point.
Mon avis sur Core Gaming
Core Gaming est l'un des studios les plus difficiles à évaluer de mon annuaire, non parce qu'il cache quelque chose, mais parce qu'il n'a plus rien à vendre à l'extérieur, donc plus rien à raconter. Le site d'une page, l'absence de liste de jeux, la licence rendue en décembre 2025, tout converge vers un atelier qui travaille à huis clos pour un seul client. Du point de vue du joueur, cela a une conséquence simple : vous ne tomberez sur ses jeux que chez les marques du groupe Flutter, et si vous n'êtes pas client de ces marques, le studio n'existe pas pour vous.
Ce que je retiens de positif tient à la trajectoire. Entre 2013 et 2016, une équipe de Solihull a convaincu un studio australien devenu depuis une référence mondiale, un fournisseur de paris, un fabricant de bornes et deux grands groupes d'opérateurs de lui confier du HTML5, à une époque où la plupart des éditeurs traînaient encore des catalogues en Flash. Beehive Bedlam Reactors, adapté d'un jeu de télévision interactive, est une idée de produit intelligente, ancrée dans une culture locale. Je trouve dommage que cette agilité ait été absorbée si vite.
Ce qui m'agace relève de la transparence. Un studio appartenant à un groupe coté, dont les comptes sont publics, pourrait au moins publier la liste de ses titres et leurs taux de redistribution. Les coquilles de l'adresse officielle, non corrigées depuis des années, et la fenêtre de cookies qui renvoie à un domaine abandonné trahissent un site que plus personne ne relit. Pour un joueur, cela signifie que toute information fiable sur un jeu Core Gaming se trouve dans la fiche du jeu chez l'opérateur, jamais chez l'éditeur. J'actualiserai cette page dès qu'une liste officielle, un rapport de certification ou un nouveau dépôt au registre changeront la donne.
FAQ : Core Gaming
Qu'est-ce que Core Gaming ?
Core Gaming est un studio britannique de jeux de casino en HTML5 basé à Solihull, dans les West Midlands. Racheté par Sky Betting & Gaming le 10 juin 2016, il appartient aujourd'hui à Flutter Entertainment et fait partie de Flutter Studios, la division de création interne du groupe, depuis 2023.
Où jouer aux jeux Core Gaming sur un casino en ligne régulé ?
Le filtre CASINO de cette page liste les casinos en ligne licenciés dans votre juridiction qui proposent les jeux Core Gaming. Au 16 octobre 2026, trois opérateurs apparaissaient depuis une adresse hors de France. Un filtre vide signifie qu'aucun casino en ligne accessible depuis votre pays ne diffuse cet éditeur.
Peut-on jouer aux jeux Core Gaming gratuitement en démo ?
Oui, via le filtre JEUX de cette page. Le site officiel core-gaming.info ne publie ni liste de jeux ni version d'essai, donc la démonstration gratuite n'est possible que sur des sites tiers comme Kynox Casino.
Core Gaming est-il un éditeur fiable et licencié ?
Core Gaming a détenu une licence de logiciel de jeu à distance de la Gambling Commission britannique (numéro 040618-R-320670-008) du 25 mars 2015 au 23 décembre 2025, date à laquelle elle a été rendue. Depuis, ses jeux sont couverts par les licences d'exploitation des opérateurs du groupe Flutter qui les hébergent, sans aucune action réglementaire inscrite au registre.
Qui est le propriétaire de Core Gaming ?
Core Gaming Limited est détenue à plus de 75 % par Cyan Bidco Limited depuis le 4 octobre 2019, société elle-même contrôlée par Flutter Entertainment plc, groupe coté à New York et établi à Dublin. Sky Betting & Gaming avait acquis le studio en 2016, avant les rachats par The Stars Group en 2018 puis par Flutter en 2020.
Combien de jeux Core Gaming a-t-il créés ?
Aucune liste officielle n'existe. Au 16 octobre 2026, quinze titres sont documentés par des sources primaires ou la presse professionnelle, dont Beehive Bedlam Reactors, Colossus Fracpot, Evel Knievel, Scratch 4, Cashzuma, Golden Odyssey et Password. Les annuaires tiers avancent 60 à 80 jeux, chiffre non vérifiable.
Quels types de jeux propose Core Gaming ?
Core Gaming produit principalement des machines à sous vidéo, dont un titre à jackpot progressif, ainsi qu'une roulette en 3D, une carte à gratter (Scratch 4) et une gamme de courses virtuelles à la demande développée avec SIS en 2015.
Quel est le jeu le plus connu de Core Gaming ?
Beehive Bedlam Reactors, lancé le 16 septembre 2015, adapte un jeu social diffusé pendant plus de dix ans sur la télévision interactive Sky Games. Il annonçait des gains jusqu'à 250 000 livres plus une cagnotte progressive, et il est resté exclusif pendant six mois à la marque casino de Sky.
Pourquoi Core Gaming a-t-il rendu sa licence UKGC en décembre 2025 ?
Le registre ne donne pas de motif. Depuis 2023, le studio produit exclusivement pour les marques casino de Flutter et facture uniquement des sociétés du groupe, ce qui rend une licence de fournisseur superflue : la mise en ligne relève des licences des opérateurs. Les comptes 2025, déposés en septembre 2026, confirment un studio toujours actif.
Core Gaming de Solihull est-il la même société que Core Gaming, Inc. de Miami ?
Non. Core Gaming, Inc. est une société américaine de jeux mobiles casual sans lien avec le studio britannique de casino. Elle a annoncé une fusion avec Siyata Mobile, cotée au Nasdaq, et ne produit aucun jeu d'argent.
Sources :
- Site officiel de Core Gaming
- Registre Companies House, CORE GAMING LIMITED 07168306
- Companies House, dirigeants de CORE GAMING LIMITED
- Companies House, personnes exerçant un contrôle significatif
- Companies House, historique des dépôts
- Gambling Commission, fiche CORE Gaming Limited (compte 40618)
- Gambling Commission, fiche Bonne Terre Gaming Limited (compte 65519)
- Gambling Commission, fiche Bonne Terre Limited (compte 38718)
- Gambling Commission, interdiction des cartes de crédit à compter d'avril 2020
- Alderney Gambling Control Commission, liste des titulaires eGambling
- Flutter International, page Flutter Studios
- SBC News, Sky Betting & Gaming acquires Core Gaming (10/06/2016)
- iGaming Business, Sky Betting & Gaming acquires CORE Gaming (10/06/2016)
- InterGame, CORE hits Big Time (10/12/2013)
- InterGame, Sky roulette deal for Core (11/02/2014)
- GGB Magazine, Core Gaming partners with Sky (22/02/2014)
- InterGame, lancement de Beehive Bedlam Reactors (16/09/2015)
- InterGame, Partnership for Core and SIS (16/12/2015)
- InterGame, Storm teams up with Core Gaming (ICE 2016)
- InterGame, accord de distribution de neuf titres (07/07/2016)
- iGaming Business, mise en ligne de Beehive Bedlam et Pharaoh's Wild (02/05/2017)
- iGaming Business, Bede Gaming strikes content deal with CORE (26/09/2017)
- Wikipedia, Sky Betting & Gaming
- Nasdaq, Core Gaming partners with Fire Rhino Studios (homonyme américain)
- Autorité nationale des jeux