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GameArt chez GokkastenOnline et CacaNiqueisOnline : deux vitrines de démos et deux destins

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Points clés

  • Le 21 novembre 2024, GameArt a annoncé que ses machines à sous devenaient jouables en démo sur deux sites d'information, GokkastenOnline aux Pays-Bas et CacaNiqueisOnline au Brésil, chacun doté d'une page fournisseur consacrée au studio.
  • Sous licence B2B de la Malta Gaming Authority depuis février 2023, le studio promettait l'accès à son portefeuille de machines à sous ; au 28 octobre 2026, la page néerlandaise en recense 3 et la page brésilienne 11.
  • Les deux sites affichent en pied de page la même société, Infinileads SL, établie à Barcelone, dont le groupe d'affiliation Raketech avait annoncé le rachat en juillet 2021 pour 4,5 millions d'euros.
  • Un site d'affiliation n'accepte aucune mise : il informe, héberge des démos et se rémunère lorsqu'il oriente un visiteur vers un opérateur de jeu.
  • Aux Pays-Bas, une publicité en ligne pour le jeu d'argent doit atteindre au moins 95 % de personnes âgées de 24 ans ou plus depuis le 1er juillet 2023, d'où la barrière d'âge que GokkastenOnline dresse dès l'entrée.
  • Au Brésil, la série d'accords avec des sites d'information s'est prolongée avec JogosDeApostas.com en août 2025, dernière annonce de ce type pour le pays.
  • La mesure provisoire n° 1.394/2026 du 25 septembre 2026 interdit au Brésil l'exploitation, l'offre, l'intermédiation et la publicité des paris à cote fixe, jeux de casino en ligne compris.
  • Le règlement technique brésilien de juillet 2024 réservait la démo d'un opérateur aux joueurs inscrits chez lui, alors que CacaNiqueisOnline la proposait sans création de compte.
  • La page GameArt de CacaNiqueisOnline cite toujours KTO, devenu un opérateur privé d'autorisation lorsque la mesure a mis fin aux autorisations brésiliennes au bout de trente jours.
  • En France, le casino en ligne reste interdit, mais une démo jouée sans mise ni gain échappe à la définition légale des jeux d'argent.

Le Néerlandais dit gokkast, le Brésilien caça-níquel, et chacun désigne la machine à rouleaux. Le 21 novembre 2024, GameArt annonçait que ses titres devenaient jouables en version d'essai sur GokkastenOnline, tourné vers les Pays-Bas, et sur CacaNiqueisOnline, consacré au Brésil. Deux ans plus tard, ces deux devantures ont pris des chemins opposés : la première accueille toujours ses visiteurs derrière une barrière d'âge fixée à 24 ans, la seconde a figé ses pages depuis que le gouvernement brésilien a interdit les paris et le casino en ligne, le 25 septembre 2026. Entre les deux se tiennent un éditeur barcelonais commun, trois jeux GameArt d'un côté, onze de l'autre, et une question que tout joueur devrait se poser face à une démo gratuite : qui finance l'étalage, et pour vendre quoi ?

Que contenait l'annonce de GameArt du 21 novembre 2024 ?

GameArt a publié le 21 novembre 2024, dans sa rubrique Company updates, une annonce bâtie sur deux promesses : des démos et une page fournisseur sur deux sites d'information, GokkastenOnline aux Pays-Bas et CacaNiqueisOnline au Brésil. Le communiqué publié par GameArt parle de partenariats stratégiques et annonce le portefeuille du studio en mode démo sur les deux plateformes, avec sur chacune un espace dédié censé relayer ses nouveautés. Le premier site y passe pour une référence du jeu en ligne néerlandais, le second pour un spécialiste des machines à sous et des casinos taillé pour le public brésilien. Ces portraits relèvent de la présentation commerciale, et aucun chiffre ne les étaye.

Deux voix signent le texte. Ola Wallin, présenté comme vice-président produit de GokkastenOnline et de CacaNiqueisOnline, se félicite d'apporter les jeux du studio à ses joueurs. Alina Avekse Mathiasen, responsable produit de GameArt, y voit l'occasion de montrer ses titres à de nouveaux publics, sur ce qu'elle appelle des « marchés clés ».

Ce que le texte tait pèse autant. Pas un titre cité, pas un chiffre d'audience, pas une date de mise en ligne, rien sur les conditions de l'accord. Une coquille s'est d'ailleurs glissée dans le communiqué, qui écrit CacaNiquesOnline là où le site s'appelle CacaNiqueisOnline, avec le i du pluriel portugais.

Gokkast et caça-níquel : deux mots pour une même machine

En néerlandais, gokkast assemble gokken, parier, et kast, l'armoire : le mot garde l'image d'un meuble qu'on nourrit de pièces au fond d'un café. Le portugais du Brésil préfère la chasse, puisque caça-níquel accole le verbe caçar à níquel, la pièce de nickel. Le dictionnaire Priberam le définit comme un appareil destiné aux jeux de hasard qui exigeait à l'origine l'introduction d'une pièce, et lui donne pour pluriel caça-níqueis. En français, on dirait machine à sous, ou bandit manchot pour peu qu'on ait de la mémoire.

Les deux sites ont pris ces mots tels quels pour nom de domaine. C'est une vieille recette d'affilié : épouser au mot près la requête que tape l'internaute, « gokkasten online » côté néerlandais, « caça-níqueis online » côté brésilien. Celui qui la saisit veut lancer des rouleaux tout de suite, sans dépôt, et une démo lui répond dans la seconde.

Derrière le même objet, les deux pays ont pourtant écrit des histoires opposées. Aux Pays-Bas, la machine à sous a gardé sa place au comptoir, puisqu'un café titulaire d'une autorisation du bourgmestre peut en installer deux. Au Brésil, elle vit dans l'ombre depuis le décret-loi n° 9.215 du 30 avril 1946, qui a fermé les casinos en rendant applicable sur tout le territoire l'article 50 de la loi des contraventions pénales de 1941 : exploiter un jeu de hasard dans un lieu accessible au public y reste une contravention.

RepèrePays-BasBrésil
Mot courantgokkast, ou fruitautomaat pour les modèles à fruitscaça-níquel, au pluriel caça-níqueis
Machine physiqueautorisée en salle de jeux et, à deux appareils au plus, dans les cafés agréésjeu de hasard interdit dans les lieux accessibles au public, casinos fermés depuis 1946
Jeu en ligne régulédepuis le 1er octobre 2021depuis le 1er janvier 2025
RégulateurKansspelautoriteit (Ksa)Secretaria de Prêmios e Apostas (SPA) du ministère des Finances
Situation en octobre 2026marché ouvert, taxe sur les jeux à 37,8 % depuis le 1er janvier 2026paris et jeux en ligne interdits par la MP n° 1.394/2026

Infinileads : l'éditeur barcelonais derrière les deux sites

Au 28 octobre 2026, GokkastenOnline et CacaNiqueisOnline affichent en pied de page un nom identique, Infinileads SL, et une adresse commune, sur la Travessera de Gràcia, à Barcelone. La société n'a rien d'une inconnue : le groupe d'affiliation Raketech en a annoncé le rachat en juillet 2021, pour 4,5 millions d'euros payables en deux fois, plus un complément lié aux performances et plafonné à 4 millions. Ses actifs phares s'appelaient alors Slotjava.es et Slotjava.it, et ses marchés couraient de l'Espagne au Portugal et à l'Italie, avec l'Argentine, le Mexique et le Pérou en ligne de mire.

L'annonce de ce rachat livre une clé que le communiqué de GameArt ne donne pas. La bibliothèque de jeux gratuits d'Infinileads y était présentée comme un moteur d'engagement, mais aussi comme une source de revenus supplémentaires, grâce à des solutions marketing proposées aux fournisseurs de jeux et aux studios. Le texte de 2024 reste muet sur les conditions de l'accord avec GameArt ; le modèle décrit en 2021 montre au moins qu'un étalage de démos peut aussi se vendre aux studios qui veulent y figurer.

Un nom relie les annonces. Ola Wallin signait déjà comme vice-président produit de Slotjava et de Nuovicasino lors de l'annonce du 19 octobre 2024, quand GameArt mettait ses dernières machines à sous en démo sur ces sites tournés vers l'Italie, l'Espagne et l'Amérique latine. Un mois plus tard, la fonction et la formule n'ont pas bougé ; seuls les pays changent.

Huit annonces en deux ans avec des sites d'information

Entre le 19 octobre 2024 et le 9 octobre 2026, GameArt a publié huit annonces avec des sites d'information, d'avis ou de démos, toutes relevées sur son fil d'actualité.

DateSiteMarchés annoncésCe que l'annonce prometVoix côté site
19/10/2024Slotjava (.it et .es) et NuovicasinoItalie, Espagne, Amérique latinedémos des dernières machines à sous, pages GameArt dédiées, trois titres citésOla Wallin, vice-président produit
07/11/2024BETO Slotsplateforme de jeu gratuit revendiquant plus de 75 000 utilisateurs actifs par mois dans plus de 100 payspage de critiques consacrée à cinq titresJasmin Williams, Media Partner
21/11/2024GokkastenOnline et CacaNiqueisOnlinePays-Bas, Brésildémos du portefeuille, page fournisseur avec actualitésOla Wallin, vice-président produit
04/03/2025Betting.betaucun pays nommépage GameArt et recherche des casinos qui proposent ses jeuxporte-parole anonyme
20/08/2025JogosDeApostas.comBrésilune partie des machines à sous, guides, page fournisseurpersonne
22/05/2026Truffa.netItaliepage fournisseur, nouveautés et actualités du studioAnton Strashuk (iGaming.com) et Nino Lucchesi, rédacteur en chef
22/05/2026Imiglioricasinoonline.netItaliepage fournisseur, nouveautés et actualités du studioAnton Strashuk (iGaming.com)
09/10/2026Truffa.netItaliesix titres certifiés pour l'Italie jouables gratuitement, sans inscriptionpersonne

Les huit annonces suivent un patron identique : une page fournisseur, parfois des démos, et aucun bilan chiffré par la suite. Deux noms reviennent, Ola Wallin pour les sites d'Infinileads et Anton Strashuk, d'iGaming.com, pour les portails italiens de 2026. Au 28 octobre 2026, le fil du studio n'annonce plus aucun accord néerlandais ou brésilien depuis JogosDeApostas.com : la série a simplement changé de langue.

Pourquoi un studio confie-t-il ses démos à des sites d'affiliation ?

Un site d'affiliation comme GokkastenOnline ne prend aucune mise : il publie des avis, des démos et des comparatifs, puis se rémunère quand un visiteur ouvre un compte chez un opérateur partenaire, au forfait, au partage de revenus ou en combinant les deux. Ses fiches de casinos portent d'ailleurs la mention publicitaire AD.

Côté studio, le calcul tient en trois leviers : la visibilité, la langue et le référencement. Une démo nichée dans un guide néerlandais ou brésilien parle au joueur dans sa langue, sur une requête qu'il formule vraiment, parfois des mois avant qu'il ne croise le jeu chez un opérateur. Ces accords de visibilité ne remplacent pas les contrats de diffusion signés par GameArt avec des casinos et des agrégateurs, les seuls à placer une machine à sous en argent réel devant un joueur.

Je connais l'envers de ce décor : Kynox vit lui aussi de l'affiliation, rémunéré au seul partage de revenus. Une démo bien placée vaut une affiche dans le métro ; une page fournisseur qu'on ne met jamais à jour, c'est cette affiche deux ans plus tard, délavée par le soleil, que plus personne ne regarde.

GokkastenOnline : une vitrine néerlandaise réservée aux 24 ans et plus

Aux Pays-Bas, la publicité en ligne pour le jeu d'argent ne vise plus que les adultes d'au moins 24 ans depuis le 1er juillet 2023. Le décret du 5 avril 2023 n'autorise la promotion sur internet que si 95 % au moins des personnes atteintes ont dépassé cet âge, et l'interdit à la télévision, à la radio, dans la presse et dans l'espace public.

GokkastenOnline applique la règle dès le seuil. Le visiteur doit confirmer qu'il a 24 ans ou plus et accepter de croiser de la publicité pour des jeux d'argent ; chaque fiche de casino rappelle ensuite que les bonus sont réservés aux 24 ans et plus. Le site renvoie vers le registre d'exclusion Cruks, vers Loket Kansspel et vers la ligne d'aide 0900-1995, et affiche au compteur 1 487 gokkasten et 76 casinos au 28 octobre 2026.

Le marché visé pèse lourd et respire mal. Selon le rapport de suivi de la Ksa du printemps 2026, le produit brut des jeux en ligne légaux a atteint 602 millions d'euros au second semestre 2025, environ 100 millions par mois, dont 78 % pour les jeux de casino contre la maison, machines à sous comprises. Les joueurs restent largement fidèles à l'offre agréée, à 91 ou 95 % selon la méthode retenue, mais leur argent beaucoup moins : la part du produit brut captée par les opérateurs légaux est retombée de 56 à 53 %. Entre-temps, la taxe sur les jeux est passée de 30,5 % à 34,2 % en 2025, puis à 37,8 % au 1er janvier 2026.

Trois machines à sous GameArt sur 1 487 gokkasten

Relevée le 28 octobre 2026, la rubrique GameArt de GokkastenOnline recense trois machines à sous : Money Farm Megaways, Halloween Farm et X-mas Express. Ni présentation du studio ni actualité, contrairement à la promesse de 2024 ; un simple encadré y indique deux opérateurs où trouver ces jeux, bet365 et Jack's Casino.

L'encadré présente Money Farm Megaways comme le plus récent des trois. Sorti le 28 mars 2023 selon sa fiche officielle, il aligne une grille de 6 x 6 coiffée d'un rouleau horizontal, 117 649 façons de gagner et une volatilité que le studio qualifie de très élevée. Deux fermes et un express de Noël, c'est maigre pour un portefeuille promis ; c'est surtout la preuve qu'un rayon se garnit au rythme de ceux qui le tiennent, pas de ceux qui l'annoncent.

Certifié pour les Pays-Bas : ce que recouvrent les 17 titres de 2023

En septembre 2023, GameArt revendiquait 17 jeux certifiés pour le marché néerlandais. Le compteur était passé à douze en juin, avec un lot de neuf machines à sous dont Rosh Immortality Cube Megaways™ et Xtreme Hot, avant que cinq titres de plus, de Wild Marmalade à Piggy Bjorn 2, ne s'y ajoutent en septembre.

Le studio s'était installé dans la foulée chez Casino777.nl, en juillet 2023, puis chez JACKS.NL en mars 2024. Il a ensuite multiplié les gestes envers les affiliés néerlandais : entretiens accordés à CasinoScout.nl en mai 2024 et à Casinoslotsspelen.nl en octobre, accord avec GokkastenOnline un mois plus tard.

Un détail cloche pourtant. Aucun des trois jeux de la rubrique néerlandaise ne figure parmi les quatorze titres nommés dans ces deux annonces, les trois premiers jeux certifiés n'y étant pas détaillés. Comme dans le dossier lituanien, une certification s'obtient titre par titre et pays par pays ; une démo prouve qu'un jeu existe, pas qu'un casino néerlandais agréé le propose. Le studio a d'ailleurs pris soin de préciser, pour les six démos ouvertes sur le portail italien Truffa.net en octobre 2026, qu'elles portaient sur des titres certifiés pour l'Italie.

CacaNiqueisOnline : une page brésilienne figée par la MP n° 1.394/2026

Le Brésil a ouvert son marché régulé des paris et des jeux en ligne le 1er janvier 2025, avec 66 entreprises autorisées, dont 14 à titre définitif, chacune ayant acquitté une redevance de 30 millions de réais pour cinq ans. Le studio maltais y fournissait déjà KTO depuis décembre 2023, et le partenariat CacaNiqueisOnline était tombé six semaines avant l'ouverture.

Près de vingt et un mois plus tard, tout s'est arrêté. Signée le 25 septembre 2026, la mesure provisoire n° 1.394/2026 interdit l'exploitation, l'offre, l'intermédiation et la publicité des paris à cote fixe, jeux en ligne compris, met fin aux autorisations existantes en trente jours et prévoit le blocage des sites et des applications.

Le texte n'est pas encore une loi. Le Congrès doit le convertir, l'amender ou le laisser caduc, et le juge Luiz Fux, du Tribunal fédéral suprême, a convoqué une audience publique pour le 3 novembre 2026. D'ici là, l'interdiction s'applique.

Onze titres et un opérateur sans autorisation

Au 28 octobre 2026, la page GameArt de CacaNiqueisOnline affiche onze machines à sous, d'Ultra Cluster Kingdom à Dragon Whisperer, et se termine par un avis de clôture : publiée avant le 25 septembre 2026, elle n'est plus conservée qu'à titre historique et informatif, sans lien actif vers un opérateur de paris. À mes yeux, c'est la ligne la plus utile de toute la page.

Un encadré y indique pourtant toujours où trouver ces jeux : chez KTO, comme si l'interdiction n'avait pas éteint son autorisation avec celles de tous ses concurrents. Les trois premiers titres de la liste, Ultra Cluster Kingdom, Olympus Majesty et Mega Wild Spin, sont aussi ceux que GameArt mettait en avant pour Slotjava et Nuovicasino un mois plus tôt : même équipe, même étal, traduit en portugais.

La présentation du studio, elle, a pris la poussière. Elle décrit des jeux conçus en HTML5 et en Flash, une technologie dont Adobe a cessé le support le 31 décembre 2020, cite des régulateurs à Malte, sur l'île de Man et en Italie, et vante une collaboration avec un « Games Laboratory International », déformation du nom de Gaming Laboratories International. Le pied de page de GameArt affiche, lui, un lien de vérification de sa licence auprès de la Malta Gaming Authority, le logo de l'agence italienne ADM et celui de ce laboratoire.

La démo sans compte face au règlement brésilien

Au Brésil, le mode démonstration est encadré par un règlement technique de la SPA daté du 29 juillet 2024. Cette portaria SPA/MF n° 1.207 exige que la démo reproduise fidèlement une partie payante et la réserve aux utilisateurs inscrits chez l'opérateur ; elle impose aussi à chaque jeu un taux de retour théorique minimal de 85 %.

Le texte vise les opérateurs, pas les sites d'information. CacaNiqueisOnline offrait donc ce qu'un casino agréé ne pouvait pas offrir : des parties gratuites dans le navigateur, sans téléchargement ni inscription. Pour un studio, c'était une porte d'entrée grande ouverte sur le pays ; pour l'affilié, l'appât idéal avant le bouton qui conduisait vers un opérateur.

La MP n° 1.394/2026 a renversé l'équation, puisqu'elle frappe l'intermédiation et la publicité autant que l'exploitation. Sans casino à recommander, l'étal n'a plus rien à vendre, et ses démos restent exposées comme des montres arrêtées. Les autres accords latino-américains du studio, du Pérou au Brésil, aident à mesurer ce que cette interdiction retire à GameArt dans la région.

Que peut vous apprendre une démo de machine à sous ?

Une démo de machine à sous fait tourner le jeu original avec des crédits fictifs : ni mise ni gain, mais la mécanique de la version payante. Elle enseigne donc les règles, la table des gains et le rythme des fonctions spéciales, ce qui n'a rien de négligeable. Elle ne dit en revanche ni comment gagner, ni quel réglage un opérateur appliquera : aux Pays-Bas, la Ksa a relevé en 2025 une baisse du taux de retour des machines à sous en ligne après l'annonce de la hausse de la taxe et des nouvelles règles de protection des joueurs.

Prenez-la pour ce qu'elle est, une table d'entraînement aux jetons en plastique. Quatre réflexes valent mieux qu'un millier de tours lancés au hasard :

  • Règles : ouvrez l'aide du jeu avant le premier lancer et lisez la table des gains, le nombre de lignes ou de façons de gagner et le déclenchement des tours gratuits.
  • Volatilité : comptez les tours sans gain sur une centaine de lancers ; sur un titre très volatil comme Money Farm Megaways, les longues séries à vide relèvent de la règle plus que de l'exception.
  • RTP : chez un opérateur, seul compte le taux de retour affiché dans les règles de sa version, jamais celui d'une démo hébergée ailleurs.
  • Limites : fixez une durée et un budget fictif, puis tenez-les ; les limites à fixer même en démo forgent des réflexes utiles, quel que soit le jeu.

En France, la question ne se pose qu'à moitié. Les jeux de casino en ligne y restent interdits, les opérateurs agréés par l'ANJ ne pouvant proposer en ligne que des paris sportifs, des paris hippiques et du poker, la Française des jeux gardant le monopole du tirage et du grattage.

La démo, elle, échappe à la définition des jeux d'argent : l'article L320-1 du code de la sécurité intérieure la réserve aux opérations qui font naître l'espérance d'un gain dû au hasard en échange d'un sacrifice financier.

Sur kynox-casino.fr, un lecteur connecté en France ne voit d'ailleurs aucun casino en ligne dans mes filtres. Ceux qui veulent simplement comprendre une grille trouveront une vitrine de démos en français, sans compte à créer : l'idée de GokkastenOnline et de CacaNiqueisOnline, sans le bouton qui mène vers un opérateur.

FAQ :

Qu'est-ce que GokkastenOnline ?

Un site néerlandais consacré aux machines à sous, qui propose des démos gratuites, des avis et des comparatifs de casinos agréés aux Pays-Bas. Son pied de page mentionne la société barcelonaise Infinileads SL, et son accès est réservé aux visiteurs de 24 ans ou plus.

Comment s'écrit le nom du site brésilien partenaire de GameArt ?

Le site s'écrit CacaNiqueisOnline, avec le i du pluriel portugais caça-níqueis. Le communiqué de GameArt l'a écrit CacaNiquesOnline : les deux graphies désignent le même site.

Pourquoi CacaNiqueisOnline ne recommande-t-il plus de casinos ?

Parce que la MP n° 1.394/2026 interdit, depuis le 25 septembre 2026, l'intermédiation et la publicité des paris à cote fixe au Brésil, casino en ligne compris. Le site garde ses pages comme archives, sans lien actif vers un opérateur.

Qui se trouve derrière GokkastenOnline et CacaNiqueisOnline ?

Les deux sites affichent en pied de page Infinileads SL, une société de Barcelone. Raketech, groupe spécialisé dans l'affiliation au jeu en ligne, avait annoncé son rachat en juillet 2021.

Une démo a-t-elle le même taux de retour que la version en argent réel ?

Le jeu est le même, mais le réglage retenu par un opérateur peut différer : aux Pays-Bas, la Ksa a constaté en 2025 une baisse du taux de retour des machines à sous en ligne. Seul le pourcentage indiqué dans les règles de la version jouée chez l'opérateur fait foi.

Jouer à une démo de machine à sous est-il légal en France ?

Oui, tant qu'aucune mise ni aucun gain n'entre en jeu, car la loi définit les jeux d'argent par l'exigence d'un sacrifice financier. Le casino en ligne en argent réel reste en revanche interdit en France.

Que veulent dire gokkast et caça-níquel ?

Les deux mots désignent la machine à sous. Le néerlandais gokkast associe le pari et l'armoire ; le portugais caça-níquel associe la chasse et la pièce de nickel.

Où jouer aux démos de GameArt depuis la France ?

Kynox propose des démos de machines à sous sans inscription, dont des titres GameArt rassemblés sur la fiche du studio. Aucune ne demande de dépôt ni de compte chez un opérateur.

GameArt a-t-il signé d'autres accords avec des sites d'information ?

Oui : Slotjava et Nuovicasino en octobre 2024, BETO Slots en novembre 2024, Betting.bet en mars 2025, JogosDeApostas.com en août 2025, puis les portails italiens Truffa.net et Imiglioricasinoonline.net en mai 2026. Truffa.net propose depuis octobre 2026 six démos de titres certifiés pour l'Italie.

Sources :

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